mercredi 23 avril 2014

#NoMakeUpChallenge

Je vous l'annonçais ici il y a une semaine (bon okay, un peu plus, je suis légèrement en retard), j'avais décidé de passer une semaine sans fond de teint, sans mascara, sans rouges à lèvres, sans maquillage.

Tout d'abord, je crois que c'est le premier article de ce blog qui a autant fait réagir mes proches, pas mal m'en ont parlé, mes amies proches, mes colocs, des gens que je n'avais pas vu depuis longtemps. C'était assez rigolo de voir que chacun y allait de son petit commentaire.

Sans surprise, j'ai réussi à rester une semaine sans maquillage (CLAP CLAP CLAP), si ça ne m'a malheureusement pas permis d'être plus à l'heure (le retard c'est chronique chez moi) ou d'avoir une peau formidablement plus belle au bout d'une semaine, j'en retire tout de même du positif et un peu de négatif.

On prend les mêmes et on r'commence.


Commençons par ce qui a été "difficile". Encore une fois, je ne me trouve pas horriblement moche sans maquillage, je ne perds pas toute confiance en moi mais je me suis rendue compte que le maquillage faisait en réalité partie "d'un tout", c'est à dire que cette semaine le matin je savais très bien que je n'avais "pas le droit" de me maquiller, ce qui ne me donnait pas franchement envie de m'habiller spécialement bien non plus, j'ai un peu passé ma semaine en basket / jean / sweat et mine de rien ça a quand même assez influencé mon moral, je me sentais moins énergique, moins motivée, moins réveillée. Sans parler de la frustration inhérente à ce genre de challenge, je me suis réveillée avec une idée de tenue + make-up lundi matin sans pouvoir la réaliser et ça ne m'a pas rendu jouasse. Encore une fois le maquillage fait partie de ma tenue, un beau rouge à lèvres rouge va rehausser une tenue casual / sportswear (le fameux jean / basket / sweat) par exemple et c'est ça qui ma vraiment manqué, le maquillage c'est la touche finale !
Tous les matins, je ne trouvais franchement pas ma tronche terrible et le maquillage permet de me booster, il n'y a que les 2 derniers jours que je me suis autorisée à m'habiller un peu plus funky, à m'habiller "comme d'hab" alors même que je n'étais pas maquillée et en me voyant, personne ne s'est mis à courir dans la rue en criant au sacrilège, c'est que ça passe (NON ?).
Honnêtement je ne m'attendais pas à cet aspect "psychologique" des choses, je ne pensais pas que sans make-up j'aurais plus envie de me laisser aller de façon générale. 

Passons à l'aspect positif et le gros aspect plutôt chouette c'est que j'ai redécouvert des choses cool sur mon visage. Il se trouve que j'ai des tâches de rousseur et que je les ai toujours bien aimé, je trouve ça joli et original (d'autant plus que je suis brune), sauf qu'avec mon fond de teint (bien que celui-ci soit relativement peu couvrant) on les voyait beaucoup moins, voire pas. J'ai eu le déclic quand un ami m'a dit lors de cette semaine "tiens on voit vachement tes tâches de rousseur mamci aujourd'hui", mon copain m'ayant fait remarquer la même chose, je me suis dit que c'était vraiment dommage de ne pas plus les montrer. J'ai donc décidé (roulement de tambour) que je ne mettrais plus que du fond de teint sur la zone T. Ouais je suis trop une guedin. Pour ceux qui n'y connaissent rien, la zone T est la zone qui va du front jusqu'au menton sans compter les joues (oui sinon ça s'appelle le visage tout entier). Je vais surtout en mettre sur mon menton qui en a bien besoin vu que j'ai le menton d'une gamine de 14 ans à peu près (BOUTOOOOONS). Et tant pis si j'ai quelques rougeurs sur les joues, je préfère qu'on voit mes tâches de rousseur.

L'aspect un peu foufou aussi de cette expérience, c'est que le premier matin où j'avais de nouveau le droit de me maquiller, je ne me suis pas jetée sur mes pinceaux comme une vieille droguée en manque, je me suis fait un maquillage super léger et j'avais pas spécialement envie de plus, j'avais envie de maquillage léger et naturel. Après une semaine de naturel, c'est le comble non ?
L'aspect positif des choses c'est aussi le détachement par rapport à tout ça, le matin habillage et hop un peu de crème hydratante et let's go (party), ça fait du bien parfois de ne pas forcément se soucier de son apparence. Ce qui était aussi super chouette c'est que le soir pas besoin de se démaquiller, enfin si, je me nettoie le visage pour enlever les impuretés et traces de pollution (les joies de la vie en ville) mais pas besoin d'utiliser 15 000 cotons, et surtout pas besoin d'insister pour enlever les traces de mascara. JOIE ET BONHEUR.

Bref c'était une expérience relativement intéressante. Rien de foufou, rien d'extraordinaire mais ça m'a quand même permis de changer un peu mon rapport au make-up et ça c'est pas si mal. Qui sait la prochaine fois je tiendrais peut-être 10 jours, voire deux semaines ?


dimanche 13 avril 2014

No Make Up Challenge

Une (petite) partie de mon bazar make-up.

J'aime bien me lancer des défis parfois. Des défis un peu cons. Un peu bizarres. Un peu hardcore (comme passer le barreau en 2014). C'est une façon comme une autre d'apprendre à se dépasser. 
Pendant une semaine j'ai décidé de ne pas me maquiller. Quel challenge !

Avant de vous expliquer le pourquoi du comment, faut que je vous raconte mon rapport au make-up (supra intéressant je sais). Il y a encore quelques années, je ne me maquillais que très peu, voire pas du tout. A vrai dire ça ne m'intéressait pas vraiment. J'étais bien plus attirée par les fringues que par le maquillage. Puis j'ai découvert les vidéos beauté sur Youtube et peu à peu j'ai appris des choses en maquillage, ce qui a développé chez moi une addiction pour le rouge à lèvres assez prenante, mais j'ai honnêtement appris plein de choses que je n'aurais jamais appris sinon et je suis plutôt contente. Alors qu'avant je me contentais d'un peu de mascara et je ne sortais le fond de teint que lors des grandes occasions, aujourd'hui je prends beaucoup de plaisir à me maquiller et à tester des trucs. Parfois j'ai des périodes très rouge à lèvres rouges et des périodes maquillage de sirène bleu et violet. Le problème - si on considère que c'en est un - c'est que ça me prends du temps (et de l'argent), je dirais une bonne dizaine de minutes le matin et moi qui suis tout le temps en retard, mon temps est précieux. De plus, ma peau n'est pas très jolie, j'ai des rougeurs, des petits boutons et même si ma peau n'était pas resplendissante avant, je pense que me mettre du fond de teint tous les jours n'a pas aidé.

Sauras-tu retrouver les ballerines ?

Je peux sortir sans maquillage, je ne vais pas me sentir horriblement moche et perdre toute confiance en moi, simplement j'aime me maquiller, j'aime que ma peau soit plus ou moins unifiée et j'aime bien avoir l'air plus réveillée et ça sans mascara ni anti-cernes c'est plus compliqué. Sans être complètement accro, je me maquille donc tous les jours avec plaisir sans vraiment me poser de questions. 
Du coup j'ai envie de me lancer ce petit défi qui est de ne pas toucher à mon maquillage pendant une semaine. Clairement, je pense y arriver. Je pense que ce qui va le plus me manquer c'est de mettre du mascara, du fond de teint et de l'anti-cernes, garder ce teint un peu terne toute la journée, me sentir moins "réveillée". 
J'ai surtout hâte de voir comment ma peau va réagir après une semaine sans maquillage, un semaine de respiration. Evidemment il n'est pas question de me passer de ma crème hydratante et je vais profiter de cette semaine sans make-up pour me faire gommage et masque.

Pourquoi je l'annonce ici ?
Parce que ça m'amuse. 
Parce ce que ça m'oblige à ne pas tricher.
Parce que je reviendrais ici en parler dans la semaine ou bien dimanche prochain. 
Si vous voulez me suivre toute la semaine, je raconterai sûrement ma vie sur les réseaux sociaux, sur Insta ou Twitter et avec le hashtag #NoMakeUpChallenge !

Mon chat. Parce qu'il est trop mignon (même si ça n'a rien à voir).

jeudi 10 avril 2014

Ma vie, mon oeuvre, mes 30 ans.

La dernière fois j'ai vu défiler sur Facebook un article sur les choses qu'il fallait soi-disant avoir absolument fait avant 30 ans. L'article venait du magazine Glamour il était donc très hétéro-centré, très LOLILOlesque et donc ne me correspondait pas vraiment. Ayant eu 25 ans récemment je me suis demandée quelles étaient les choses, non pas que j'aimerais avoir fait avant de passer la trentaine mais bien ce que j'aimerais être devenue dans 5 ans. Ce ne sont pas des objectifs, je trouve ça flippant de se mettre des objectifs, si on les foire, bonjour le sentiment de nullité. Non il s'agit plutôt d'une liste de souhaits (un peu comme ceux qu'on fait le 31 décembre au soir pour le 1er janvier et qu'on oublie le 2 janvier). 

UNIKITTY !
J'ai beau avoir 25 ans, cette photo est bien la preuve que dans ma tête
 je n'ai sans doute pas dépassé les 8 ans.
Et je m'aime bien comme ça figurez-vous.


1. Etre plus écolo dans ma vie de tous les jours. Disons que je suis une écolo de bas étage, une écolo flemmarde. Il n'y a que récemment que j'ai vraiment décidé de faire le tri sélectif bien comme il faut. Parfois il m'arrive encore de faire des petits trajets en voiture. Je ne prends pas de bain mais je prends des douches d'environ 3h, surtout en hiver. Je ne mange pas toujours très sain (le gras c'est la vie) et encore moins bio essentiellement pour des raisons financières. Je ne mange pas non plus local car même si je suis inscrite à La Ruche qui dit Oui et que je m'intéresse fortement aux AMAP, par confort et simplicité je me rends encore dans mon carrefour de banlieue. D'ici 5 ans, j'aimerais donc améliorer tout ça.

2. Continuer le sport. Je me suis mise à courir il y a peu. Environ 2 fois par semaine. Mes performances varient en fonction de ma fatigue, de ma motivation, du temps, de ce que j'ai mangé avant mais je tiens bon et j'espère tenir encore longtemps, car même si parfois j'ai qu'une envie c'est de rester au lit, je me sens généralement bien et fière de moi après avoir couru et j'espère que ses efforts réalisés à 25 ans paieront quand j'en aurai 50 (que je pourrais monter deux étages sans cracher mes poumons quoi).

3. Avoir trouvé un job. Hum. C'est le point un peu bizarre parce qu'à l'heure actuelle je ne suis pas encore tout à fait certaine de mes choix professionnels, même si pour l'instant la voix dans laquelle je me suis engagée me plaît et me motive, on verra bien. En tout cas j'espère avoir trouvé un job sympa qui me donnera envie de me lever le matin (et bien payé) (et avec des congés payés) (et qui me laisse plein de temps dans la semaine pour faire d'autres trucs) (et où je ne serais pas en contact avec beaucoup de gens) (comment ça je demande l'impossible ?)

4. Me marier. Tadam. J'ai l'impression que ce point-ci va faire jaser. Autant avoir des enfants dans les 5 ans à venir ne m'intéresse absolument pas à l'heure actuelle, autant me marier je trouve ça plutôt chouette. On verra bien ce qu'il en sera. Je ne pleurerais pas toutes les larmes de mon corps si ça n'arrive pas non plus hein. Promis.

5. M'engager dans une asso. Une asso d'aide aux SDF sans doute. Moment Bisounours ON. Parce que quand je vois des SDF dans la rue, même si je ne leur donne pas toujours de sous, ça me fend le coeur de voir des gens exclus de la société comme ça, complètement désocialisés et mal en point. EN 2014. Et si j'ai bien compris une chose, c'est que même si je ne leur donne rien, je ne dois pas les ignorer, un sourire, un bonjour, juste pour qu'ils ne se sentent pas invisibles. Puis surtout, avec le monde dans lequel on vit, je me dis toujours que cette femme / cet homme que je vois là dormir dehors, ça pourrait être ma soeur, mon cousin, mes amies, moi. Et je pense que si ça doit arriver je serais bien content qu'un jour quelqu'un prenne soin de moi. Mode Bisounours OFF. Bon après, j'ai bien conscience de la difficulté de s'engager pour une telle cause et je crois que le monde associatif me fait un peu peur. On verra d'ici 5 ans, j'aurais peut-être le déclic qui me poussera à me bouger le cul.

Bon 5 points c'est bien non ? 
J'aurais pu en trouver 10 autres mais j'estime que si j'arrive à m'améliorer / à réaliser quelques un de ces souhaits dans les 5 ans à venir, ça sera plutôt chouette. Sur ce je vais finir sur une chanson de ce grand philosophe qu'est Patrick Bruel (je la connais quasi par coeur cette chanson) (sans blague).

dimanche 6 avril 2014

J'ai vu ... #5

GERONTOPHILIA 

J'ai décidé d'aller voir seulement des films avec des affiches qui ont des gens en gros plan. 


Ce film raconte l'histoire d'un jeune homme qui tombe amoureux d'hommes plus âgés que lui. Quand je dis plus âgé, je ne parle pas de mecs de 40-50 ans mais bien d'hommes d'environ 70-80 ans. 

Ce film m'a laissé perplexe.
Au début, j'ai vu son attirance pour les hommes très âgés comme une sorte de pathologie, un truc un peu "chelou", pas "normal", puis au fur et à mesure de l'histoire, il rencontre un homme et vit une jolie histoire d'amour avec lui le temps d'un road trip et là j'ai laissé tombé mes préjugés, je me suis dit "pourquoi pas après tout ?", ça se passe entre adultes consentants, il n'y a pas de soucis. J'ai alors vu ce film comme un énorme plaidoyer pour la tolérance, l'amour, la lutte contre les préjugés. J'étais d'accord avec sa copine, ce qu'il faisait c'était révolutionnaire. Alors que la société, la pub, les medias, nous disent que pour réussir, aimer, être heureux, il faut être beau, jeune, en pleine santé, lui il tombe amoureux d'un vieux monsieur de 80 ans. Ca devenait chou et mignon.

SAUF QUE (SPOILER ALERT) la fin m'a un peu glacé, m'a fait redescendre de mon petit nuage de Bisounours. Pendant tout le film, on le voit vivre une chouette histoire d'amour avec le vieil homme (Mister Peabody) jusqu'à ce qu'il - sans surprise - décède. Il pleure alors un bon coup mais retrouve très vite le sourire en redécouvrant un vieil homme de son entourage pour lequel il éprouvait déjà une attirance avant de rencontrer Mr Peabody. Et là l'acteur principal a ce regard ... ce regard assez glauque, un peu pervers en mode "toi tu es ma prochaine proie" et sur le coup j'ai trouvé ça tellement malsain, tellement moche. Pour moi c'était redevenu l'histoire d'un jeune homme "atteint" d'une paraphilie.



Du coup je me suis demandée ce que le réalisateur avait voulu nous montrer. Un film sur la gérontophilie en tant que paraphilie ou un film sur quelqu'un qui tombe amoureux d'une personne âgée ? Si pendant les 3/4 du film j'ai penché pour la seconde option, les dernières secondes ont tout perturbé. 
Je me suis alors dit que je devais avoir une vision erronée de la gérontophilie. Pour moi honnêtement, il s'agissait d'un comportement "déviant" (mon dieu j'ai l'impression de parler comme Christine Boutin). En fait je dois juste sortir de ce prisme "sexualité normale" et prendre en compte le fait que oui il est possible d'être attiré par des personnes âgées sans que ce soit bizarre, oui les personnes âgées peuvent avoir une vie sexuelle. Comme quoi, moi qui me considère comme une fille très ouverte d'esprit qui accepte toutes les formes d'amour et d'attirance, ce film m'a prouvé que j'avais encore du chemin à faire. 

Si je reprends le film sous cet angle, je dirais que la fin m'a gêné car lui qui se prétend très amoureux oublie finalement rapidement cet amour et passe rapidement à autre chose et ça m'a déçu du personnage (mon coeur de midinette). Mais ce twist final m'aura au moins permis de me poser des questions sur moi et mon ouverture d'esprit.

Le monsieur s'appelle Pier-Gabriel Lajoie (il est canadien), hétéro, 19 ans, mannequin à ses heures perdues. VOILA QUOI.

Pour finir un peu sur la paraphilie (je ne connaissais pas ce mot avant de faire cet article) il s'agit de "l'ensemble des attirances ou pratiques sexuelles qui diffèrent des actes traditionnellement considérées comme normaux ; les pratiques elles-mêmes sont souvent classés comme des délits ou des crimes sexuels dans différents pays" (merci wiki). A ce jour 547 paraphilies sont recensées ça va de l'attirance pour les extra-terrestres (exobiophilie) en passant par l'attirance pour le vomi (émetophilie) jusqu'aux plus connues la zoophilie ou la pédophilie. Pour rappel l'homosexualité et la bisexualité étaient il y a encore peu recensées comme paraphilie. Je trouve ça bête de mettre sur un même plan l'attirance pour les personnes âgées et l'attirance pour les enfants. Dans le premier cas, tout se passe entre adultes consentants, et personne ne devrait avoir quelque chose à redire. Pour moi la clé est là, il faut que ça se passe entre personnes consentantes et adultes (après on peut se demander à quel âge on est adulte mais c'est un autre débat). Tout ça n'est qu'une question de perception selon la société dans laquelle on vit et selon ce qu'on considère être comme normal. Tant que personne n'est forcé, qu'est ce que ça peut faire qu'un jeune homme couche avec trois vieilles dames, en leur léchant les pieds plein de vomi ? 

Sur ce bon appétit et bonne journée !

Ma maman m'a dit de mettre un cahe-nez si j'avais froid.