mercredi 23 juillet 2014

#6 J'ai vu ... (Coldwater, Boot Camp et BabyRyan.)





Je suis allée voir Coldwater avec le copain de façon totalement imprévu. Complètement à l'arrache, on est allé au ciné, c'était le film qui commençait le plus tôt, on a foncé. Faut dire aussi que sur l'affiche il était écrit "un mélange de Dog Pound et de Drive", comme ce sont deux films que j'avais aimé, j'étais curieuse de voir celui-ci. Et bien ma foi c'était une vraie bonne surprise.

Ce film raconte l'histoire de Brad que ses parents décident un matin d'envoyer dans un camp de redressement pour mineurs situé au beau milieu de la forêt, tenu par des espèces de barges anciens militaires.
Violence physique et psychologique avec option tortures sont au programme.
Autant vous dire que pour certaines scènes je me suis littéralement planquée sous mon écharpe (oui une écharpe le 23 juillet) tellement c'était dur. 

Mais le film en soi est très bien. L'histoire de Brad et de ses collègues-adolescents-délinquants est intéressante et prenante. On voit comment, loin de les transformer en citoyen responsable - comme le dit le chef du camp - ce système fait de tortures, de privations au quotidien, les transforme en véritables machines à tuer. Quand on fait évoluer les gens dans un système violent, ils finissent par devenir encore plus violent. Ce camp est une véritable école du crime.



A la fin du film, on apprend quand même que ces camps de redressement pour mineurs existent pour de vrai, que des dizaines de gamins sont morts dans ces camps depuis les années 80 et qu'aucune législation n'entoure le phénomène aux Etats-Unis. Et là ça picote grave. 

Premièrement, je ne savais pas que ça existait encore. Pour moi, il s'agissait surtout d'un vieux truc des années 50 qui avait disparu, qu'on avait compris que ce n'est pas en tapant sur des gosses (et des adultes aussi d'ailleurs) qu'on les fera devenir plus responsables. Apparemment non. 

Deuxièmement, je trouve aberrant qu'il n'y ait aucune législation pour entourer le phénomène. Le fait même que ça existe est une aberration mais quitte à ce que ça existe autant que le gouvernement prenne à bras le corps le problème et réglemente la création et la vie de ces camps.
Après quelques petites recherches sur le sujet, il semblerait que les boot camps soient même plébiscités par l'Etat américain et les tribunaux américains : "En 2001, les Etats-Unis comptaient déjà quelque 400 boot camps, dont une partie sous contrat avec l’Etat. Car le camp de redressement façon Marines a aussi tapé dans l’œil des tribunaux américains, qui proposent depuis plus de quinze ans le boot camp comme alternative directe à l’incarcération des jeunes délinquants" (source)

VOILA VOILA

Au-delà de ça, je me demande ce qu'il se passe dans la tête des parents qui se disent "tiens je vais envoyer mon fils dans un camp militaire, ça va lui apprendre la vie". Comment peut-on imaginer une seule seconde qu'on va réinsérer un gamin de 14 ans en lui faisant subir de telles violences ? (cela est valable aussi pour les adultes) Et quid de l'instruction dans ces camps ? Tiens on va apprendre aux gamins à se taper dessus plutôt que de leur filer des livres. OKAY LES GARS. 

Toi aussi mate des ado en caleçon (en vrai les acteurs ont 25 ans donc CA VA).


Pour finir sur quelque chose de bien plus léger (j'ai honte d'enchaîner avec ça), ce film m'a permis de découvrir un formidable acteur qui m'a fait penser à quelqu'un que je connais bien. Je parle de Ryan. Ryan mon amour, le seul, l'unique, le vrai (je ne suis pas du tout drama queen comme meuf) qui m'a trahi depuis que j'ai appris qu'il faisait des bébés avec Eva Mendes. Pleine de désarroi et de tristesse j'étais. (si tu me suis su Twitter, TU SAIS) Quand j'ai découvert dans ce film qu'il existait un second Ryan, ma culotte s'est remise à frétiller, toute en joie qu'elle était. 

Il s'appelle P.J Boudousqué, il a 26 ans, a priori ne fait de bébés à personne et il a ce petit truc parfois qui fait clairement penser à mon Ryan chéri. Par contre son nom c'est Philip John. Philippe-Jean quoi. Personne n'est parfait. Le petit se fait appeler à l'américaine c'est à dire "pidgéééé", ce que je ne trouve pas forcément plus classe donc je vais désormais l'appeler BabyRyan. Voilà une bonne chose de faite.
Ryan reste quand même fisrt dans ma culotte, dans mon coeur mais ce ne sera plus jamais pareil entre lui et moi (non mais Eva Mendes (!!) il pouvait pas faire des bébés avec Emma Stone ou Jennifer Lawrence ? ça aurait été tellement pipou)

Ryan, Ryan, Ryan, Ryan, que des Ryan partout. Explosion de culotte.

jeudi 17 juillet 2014

Un jour, un vernis #5 - Black & White & Gold

Il y a des périodes où j'ai moins envie de vernis, où je n'en mets presque pas (oui ça m'arrive), des périodes où un vernis un peu "simple" me va et des périodes où je craque mon slip et où j'ai envie de fofolleries sur mes ongles (un peu comme en make-up, parfois je suis en mode no make up, parfois je ne jure que par le nude et parfois je me fais des maquillages de sirène/Barbie avec du rose, du vert, du mint, du turquoise ...). 
Cette manucure résulte d'une longue discussion avec moi-même pour savoir si le vernis blanc faisait cagole-de-marseille ou incroyablement chic. 

Dans ma tête ça ressemble à ça : 

"- ça fait un peu pouf, miss camping non quand même ?
- Pas tant que ça en fait ...
- Un peu Tipp-Ex non ?
- Non si on ne le met pas en couche trop épaisse...
- Ouais mais tu es blanche comme un cul, ça fait joli quand on a la peau bronzé.
- Ouais comme le jaune quoi, sauf que ça m'a jamais empêché de mettre du jaune. Puis justement est ce que ce n'est pas le fait d'être bronzé avec du vernis blanc qui fait cagole ?"

Vous voyez ma vie est dure, mes réflexions sont intenses. Je me suis alors dit que la meilleure façon de porter du vernis blanc c'était de le mixer avec autre chose, ce qui a donné cette manucure que j'ai BEAUCOUP aimé. Bon c'était aussi une excuse pour sortir Beyond Cozy de chez Essie que j'ai acheté récemment et que je ne voulais pas porter en total look paillettes sous peine de ressembler à un sapin de Noël en plein mois de juin.

Et pour m'amuser un peu, je n'ai pas fait la même chose sur les deux mains. Ouais je suis une guedin je sais. 
Nous avons donc pour le blanc : un vernis Claire's. Oui madame tu as bien lu. Je le trouve très bien. Opaque en deux couches, il ne fait pas trop cheapos et en plus c'est un vernis des anciennes collections (avant qu'ils ne copient leur packaging sur Nails Inc) donc je l'ai eu au moment du destockage, j'ai du le payer genre 1,50€. 
Pour le noir : un vernis ELF, qui ma foi n'a pas trop mal fait son job si j'en crois les photos (oui cette manucure date un peu uhuh). (Vernis ancienne collection donc 1€)
Pour le pailleté : Beyond Cozy qui a un effet pailleté sablé de toute beauté. (chez SAGA, donc pas cher t'as vu)
















mardi 15 juillet 2014

Un jour, un vernis #4 - Romper Room

Tapez donc Romper Room dans Google ;)


Je pense que si je ne devais garder qu'une marque de vernis pour le restant de mes jours, je ne prendrais pas Essie. Plus j'avance (genre introspection du vernis ici) et plus je me rends compte que même si le pinceau est génial, même si les couleurs sont tops (ce qui fait déjà deux énormes bons points), je crois que je préfère les petits formats, les vernis un peu fun avec lesquels je peux m'amuser, comme les coffrets mini OPI en soldes, les mini Nails Inc ou encore les Kiko qui sans être trop petit format ont le mérite de ne pas coûter trois bras.

Quand j'achète Essie c'est toujours en soldes, à moitié prix ou avec des promos (merci SAGA), 11€ pour un vernis, j'ai beau en être folle, non merci.
Aujourd'hui je vous présente Romper Room soit un rose bébé/pastel trop chou. Romper Room (littéralement salle de barboteuse (ahaha merci google trad)) fait partie de la collection printemps 2014. Je suis retournée genre 20 fois voir cette collection à Monoprix en me promettant de ne pas craquer, puis un jour - ô miracle - il y avait une promo sur la nouvelle collection, je ne saurais vous dire à combien je l'ai eu finalement mais je me suis fait plaisir. Si je n'avais pas été raisonnable, j'aurais aussi embarqué Hige & Go Chic, Truth or Flare, Fashion Playground... Ouais TOUS quoi.

Le pinceau présentait un défaut,  un poil qui rebiquait ce qui a rendu la pose ULTRA RELOUE.
Quant à l'opacité... ultra merdique, trois couches pour arriver à une opacité correcte, une vraie déception de ce côté-là.
Mais après il est tellement joli sur les mains .... Mais un peu merdique à prendre en photo je trouve.
En gros, il n'a que sa couleur pour lui.

On l'appellera le pinceau maléfique !


En re-regardant les photos, je me rends compte que je n'avais pas pris le temps de "nettoyer les bords"
avant de faire ma photo (la honte) mais au moins vous voyez les débordements dus à ce pinceau de malheur !





Pour des swatch des autres couleurs.

J'espère bien que les autres couleurs seront chez Saga dans 6 mois, un an ;) !


dimanche 6 juillet 2014

Week end en Inde, au Japon, en Chine, en Angleterre...

Je suis allée rendre visite à des amis à Paris au mois de juin, le temps d'un week-end.
Paris, sans vouloir jouer les blasées, je commence à connaître. Depuis mes 15 ans, je passe régulièrement des journées/week-end/semaines là-bas. J'ai déjà fait les lieux touristiques "classiques" plusieurs fois, je commence même à connaître un peu certaines lignes de métro, je sais à peu près me repérer dans la ville. Il était donc temps que je découvre Paris autrement. Et pour ça mes potes ont été formidables.
Ils nous ont concocté un programme vraiment sympa et à tout petit budget.

Nous sommes parties (mon amie et moi) samedi à 8h de Lille en covoiturage avec Bla Bla Car. C'était mon premier covoiturage et ça c'est ma foi fort bien passé. C'est vraiment sympa comme façon de voyager, écologique, durable, peu chère, ça permet également de rencontrer des gens. Je repartirai en covoiturage même si l'expérience retour a été moins agréable mais j'y reviendrai.

Nous sommes arrivées à Paris Porte d'Ivry où nous avons rejoint nos amis et nous avons pique-niqué à la Cité Internationale Universitaire. Dis comme ça on pourrait croire qu'on a pique niqué entre un HLM et un restau U mais pas du tout. La cité universitaire c'est 40 maisons étudiantes, 5800 logements, 12000 étudiants et chercheurs... Une maison, une nationalité. Le campus est géant avec cours de tennis, basket, foot, de la verdure partout, des maisons magnifiques. On se serait cru sur un campus anglais (Poudlard coucou me voilà).

Harry, Hermione, Ron ?





Par la suite, direction le quartier asiatique, chinatown parisien ! En quelques rues, nous voilà complètement dépaysés, on se serait cru dans les rues de Pékin. Nous voilà donc à faire les boutiques asiatiques et notamment le - apparemment très célèbre - Tang Frères où nous avons découvert toute sortes de fruits et légumes, de desserts verdâtres pas franchement appétissants, des nouilles de toutes les sortes, de tous les goûts. Nous avons fait d'autres magasins où étaient vendus toutes sortes de petits objets bien kitcsh, bien drôles et peu chers. J'en ai profité pour acheter un petit cochon tirelire bien kitsch mais qui malheureusement a rendu l'âme sur un passage piéton quelques heures plus tard. Paix à son âme.

On leur a mis une cagoule, il faisait frisquet le jour-là (oui OK c'est bon je sais,  je sors).


Le cochon en question. Rien que de les voir comme ça, mon coeur s'emballe (oui j'ai des goûts douteux en matière de déco).


Après direction la butte aux cailles (non pas la pute aux cailles) qui est un quartier très joli, bobo, agréable, avec des petites rues, des salons de thé, des petits restau qui ont l'air bons... Un endroit où il doit faire bon vivre. Dans le coin (CIMER la précision, je sais), il y a aussi quelque chose d'assez rare et foufou à Paris ... une rue pleine de très jolies maisons (qui doivent valoir l'équivalent de 50 années de SMIC). Le contraste avec les grands boulevards parisiens est assez dingue, mais surtout le contraste avec l'immeuble derrière est saisissant : un immeuble gris et moche. Par contre cette rue est le paradis des chats, il y en a dans quasi chaque maison (FOLLE AUX CHATS BONJOUR).


Tu le vois l'immeuble gris au fond ?





MIAOU


Ensuite, on est allé se poser sur les quais de Seine (avec des canettes comme des gros ploucos), pour se fondre avec les vrais parisiens et les touristes, pas très loin de Notre-Dame.


Puis direction un bar sympathique (dont j'ai oublié le nom) où comme des gros culs nous avons bu de la bière et manger des patates façon raclettes. Ai-je besoin d'en dire plus ?

Petit passage à la Sorbonne.


MANGER



Puis nous sommes allés à la Lucha Libre, un bar au concept unique puisqu'au sous sol il y a un vrai ring de catch. Vous pouvez enfiler des costumes de sumo et vous bastonner presque comme vous voulez, deux animateurs-catcheurs sont là pour modérer les combats et faire le show quand il le faut. Le soir où nous y sommes allés, il y avait un enterrement de vie de garçon, autant dire que l'ambiance était plutôt follasse et que nous avons bien ri.

Après avoir fait un autre bar près de la rue Mouffetard (c'est ça hein ?), nous sommes rentrés chez mon pote, tous épuisés. 


 

Le temps d'expliquer les règles aux catcheurs d'un soir.

Le monsieur là au sol fêtait son enterrement de vie de garçon, autant dire que les animateurs-catcheurs ne l'ont pas loupé...



Oui j'aurais pu la recadrer mais je suis une FLEMMARDE.

Le lendemain, après un brunch, mes potes nous ont emmené à Boulogne (en banlieue parisienne, pas sur mer) pour visiter les jardins Albert Khan, vraiment magnifiques, avec des ambiances différentes selon les "thèmes", le jardin japonais, la forêt vosgienne... Pour en savoir plus allez donc voir le site. Un petit havre de paix au abords de Paris.

MANGER



MANGER (on me dit dans l'oreillette que non en fait)





Mais où est Olaf ?





Nous sommes allés voir une église orthodoxe, la cathédrale Alexandre Nevsky de Paris, de quoi voyager l'espace de quelques minutes en plein coeur de la Russie orthodoxe.



Jesus, Jesus, Jesus ... (OK je me tais)

Ensuite, direction un temple indien dans le nord de Paris, un vrai dépaysement encore une fois. Ma pote, qui a vécu un an en Inde, a retrouvé des odeurs familières. Les offrandes (parfois un peu étranges comme des bouteilles de lait...), les statues kitsch, le côté hyper coloré, le point sur le visage entre les deux yeux, tout y était, un petit bout d'Inde en plein Paris.






Un petit tour au bord du canal Saint Martin, puis direction Porte de la Chapelle pour notre covoiturage retour qui ne s'est pas mal passé mais le mec était clairement là pour le business, nous étions 8 dans la voiture, personne n'a décroché un mot et le gars utilisait la fameuse technique de sortir à certaines sorties pour tout de suite rerentrer histoire d'économiser 3 euros sur le prix du trajet (hum) (voilà voilà).

Un week-end formidable à Paris, loin de ce que je pouvais connaître et c'était franchement agréable.
Il faut dire ce qui est, mes amis se sont largement inspirés de ces deux articles Madmoizelle : 

Question budget, je n'ai pas dépensé plus de 60 euros aller-retour Lille/Paris compris, ce qui est très bien pour ma bourse étudiante.

Ce week-end m'a donné envie de voyager un peu partout dans le monde, de sortir des sentiers battus, de voir autre chose. 
Suite au prochain épisode.