mercredi 30 décembre 2015

2015

7 janvier. Attentats. Je suis Charlie. 13 novembre. PACS. Ecole des avocats. Stages. Ennui. Bouillotte. Gally. Star Wars. Cop21. Daesh. FN. Élections régionales. Irlande. Nantes. Lille Sans Relou. Disco Soupe. Day by Day. Manger local. Féminisme. Angoisses. Peur. Triste événement. Grandir. Changer. Evoluer. Adulte. Devenir meilleure. Decouverte. Lille 3000. Renaissance. Accident d'hélicoptère. Baby Charlotte. Légalisation du mariage homosexuel aux US. Star Wars. Les réfugiés. La Syrie. Guerre. Cop 21. Droit des étrangers. Stage. Orange is the new black. Versailles. Le vagin de la Reine. Loi sur le renseignement. Aylan. Aide juridictionnelle. Grève des avocats. Volkswagen. Sextape. Platini. NSA. Espionnage. Enjoyphoenix. Chemise déchirée. Medias CACA. Lecture. 34 livres lus. 39 films vus. Amoureux. Conseil régional. Le Touquet. Chats. Paillettes. Coloriage. Tricot. Réchauffement climatique.  Sport. Cardio boxe. Courir. Yoga. Culotte. Dessin animé. Coloc. Ecologie. Harry Potter.  Jeux de société.  Raclette. Barbecue. Manger. Terrorisme. Solidarité. Fraternité. Immigration. Bobo. Alain Juppé. Loi macron. Le petit journal. Causette. Néon. Terra eco. Crash de l'A320 dans les Alpes. Taxe tampon. Cuba. Volley. Handball. Xavier Bertrand. Lille. Vélo. 

samedi 12 décembre 2015

Des élections et des chatons.




Je suis une électrice de gauche et ce dimanche je m'apprête à mettre un bulletin Xavier Bertrand dans l'urne. J'ai beau me dire qu'à défaut d'être le bon choix c'est sans doute le choix raisonnable, je n'y vais pas de gaieté de cœur.

Je viens d'une famille de gauche.
En 2007, j'ai eu 18 ans, c'était l'année de mon bac et l'année où j'ai pu voter pour la première fois de ma vie. Je me rappelle avoir mis du vernis rouge pour aller mettre mon bulletin dans l'urne. Pour Ségolène Royal bien sûr. Comme j'étais fière! C'était une femme, elle était de gauche et elle affrontait le redoutable Nicolas Sarkozy. Quand ce dernier est passé, je me souviens m'être dit que c'était un jour triste pour notre République. Encore aujourd'hui je pense que cet homme a fait beaucoup de mal à nos valeurs et à la France, en racolant sur les terres du FN, en faisant rêver les gens avec des solutions qui - et il le savait très bien - n'en étaient pas, en montant les gens les uns contre les autres, les français contre les étrangers, les pauvres contre les riches, les fonctionnaires contre les salariés (...), en se donnant la stature du héros qui allait changer les choses, alors qu'il n'était (qu'il n'est) qu'un agité avide de pouvoir. 
Puis pendant 5 ans, j'ai vu la droite perdre les élections, avec une grande joie. La vague rose était annoncée à chaque élection avec toujours deux constantes : l'abstention toujours plus forte, le FN qui monte, qui monte... 




En 2012, François Hollande a été élu. J'y ai cru, comme tout le monde, comme tous les socialistes. Puis j'ai vite déchanté. Parait-il que les moyens dans les écoles ont augmenté, parait-il que l'égalité homme / femme a progressé... Le mariage pour tous, voilà une belle mesure de ce quinquennat. Mais ce n'est pas suffisant. Pourtant il y avait tellement à faire. 
Puis Valls et Macron sont arrivés. Et là je n'ai pas compris. Je cherche toujours où est le gouvernement de gauche dans tout ça. Je n'ai clairement pas voté pour ça.  Ca s'est empiré avec l'état d'urgence, avec le gouvernement qui se sert de ce prétexte pour réduire nos libertés et nos droits.
Depuis quelques mois est venue la honte. La honte d'avoir voté pour eux, honte de mon pays, honte qu'ils osent encore se revendiquer "socialistes".

Si je résume donc la situation, j'ai 26 ans, je vote depuis 8 ans. J'ai toujours voté à gauche ou pour les écolo. Le PS que j'ai donc choisi de mettre au pouvoir en 2012 est aujourd'hui plus à droite que certains hommes politiques de droite. Ma région a voté Front National en masse dimanche dernier et comme beaucoup j'ai peur, alors je vais voter pour la droite, la droite sarkozyste, la droite dure, celle qui me donne envie de vomir.
Je suis perdue. Comme tous les jeunes de ma génération. 



Je suis fatiguée de voir toujours ces hommes politiques - de droite, comme de gauche - vieillissants, complètement déconnectés de la réalité, de ma réalité. Je suis fatiguée de les voir se battre pour grapiller un peu de pouvoir. 
Comment peuvent-ils être si avides de pouvoir qu'ils n'en ont plus rien à foutre de détruire tout un pays et de répandre la haine ? 
Le FN qui monte, l''abstention et les jeunes français qui se radicalisent et vont combattre pour DAESH, ce sont trois maux qui ont les mêmes causes : ce sentiment d'abandon, ce sentiment de ne plus être compris, représenté, ce climat de haine qui existe depuis des années. 
Je vis dans un milieu privilégié et je me sens complètement désabusé. Je n'imagine pas quand tu es né dans une cité ou à la campagne, que tu es enfant ou petit enfant d'immigré, que tu t'en prends plein la gueule dans la journée et qu'un vieux connard de 50 ans passé vient te dire de voter pour lui parce que ça va changer ta vie.




Ce monde est absurde. La course au fric permanente, la haine de l'autre en sont les maîtres mots.

Ce n'est pas ce que je souhaite pour notre monde, pour notre belle France, pour ma région.
On va encore me dire que ce n'est pas la réalité, que je suis "bisounours" mais je m'en fiche c'est ma réalité et elle me plait comme ça. 

Dans mon monde, les gens sont plus que tolérants, ils acceptent. L'ouverture d'esprit est le maître mot. Tu peux bien aimer qui tu veux, coucher avec qui tu veux, on s'en fiche. Tu peux vouloir devenir coiffeuse, artiste, haut fonctionnaire, juriste, avocat, créer ton entreprise, boulangère ou même être un peu paumé c'est pas bien grave, dans mon monde il y a de la place pour tout le monde, surtout pour ceux qui ne savent pas trop quoi faire de leur vie. Dans mon monde quand tu viens d'un pays en guerre, on t'accueille à bras ouverts et on te fait des câlins pour te réconforter, et parce que les calins ça ne suffit pas pour manger, on te donne des sous pour que tu puisses t'en sortir. Dans mon monde, on donne un toit et à manger aux SDF. Dans mon monde, on ne demande pas aux Rachid, Soraya et Karima leurs origines. Dans mon monde, on accueille les gens avec dignité. Dans mon monde on aime les gens pour ce qu'ils sont. Dans mon monde on s'instruit, on s'informe, on est curieux. Dans mon monde les enfants ne sont pas limités par un genre qu'on leur aurait attribué. Dans mon monde les femmes ne se font pas violés, harcelées, mutilées. Dans mon monde, on sauve la planète, on change le système pas le climat. On réfléchit à sa manière de consommer, on achète local, bio, sans déchet. Dans mon monde, les gens sont solidaires et heureux de vivre les uns avec les autres.

Je suis bobo, féministe, écolo, je crois que chacun a une place dans la société, que l'immigration est une chance, que l'égalité entre les hommes et les femmes est fondamentale, que le racisme est une vraie plaie, que si on ne fait pas quelque chose pour la planète on ira droit dans le mur, que TOUT PASSE PAR L'EDUCATION. Je crois à la solidarité, à la bienveillance, aux pensées positives, aux bonnes actions, à la gentillesse, à l'AMOUR

Vous allez me dire que je suis naïve, que le monde ne fonctionne pas comme ça. Je m'en fiche. Je continuerais à être comme ça parce que si tout le monde se met à être un petit peu bienveillant, à aimer un peu plus son prochain, à voir un peu plus le positif, le monde sera meilleur.


dimanche 18 octobre 2015

Stagiaire en galère - Coup de gueule.

J'ai longtemps hésité avant d'écrire cet article. D'une part parce qu'il révèle des éléments de ma vie financière et qu'après tout ça ne regarde que moi. D'autre part, je me suis demandée si j'étais légitime, si je me plaignais pas pour rien, si je n'étais pas une enfant pourrie gâtée ou si je ne faisais pas un caprice.
Je suis toujours sceptique mais je suis aussi en colère, alors je m'exprime, ce blog est fait pour ça.

Je vous pose le tableau, parce que j'aime bien que vous ayez tous les paramètres pour comprendre. Je l'ai déjà dit, j'estime que je ne viens pas d'un milieu défavorisé. J'ai grandi dans la banlieue chic lilloise. Je n'ai jamais manqué de rien ou du moins je n'ai pas ressenti de manque. Il y a même une période où je vivais plutôt bien. A 16 ans quand l'une de mes grandes passions dans la vie était le shopping, ma maman me faisait plaisir régulièrement.

A 18 ans, j'ai commencé à vouloir voyager, m'acheter un ordinateur. Bref faire des trucs sympas. J'ai vite compris que ma mère ne pourrait pas me payer tout ça et de toutes façons il n'était pas question de faire peser sur elle tous ces frais qui étaient accessoires.
Alors l'été de mes 19 ans, j'ai travaillé, et puis tous les étés jusqu'à mes 25 ans.
Les sous que je touchais me permettaient de payer mes loisirs et voyages pendant l'année. J'ai bien conscience de ma chance, certains travaillent l'été pour survivre pendant l'année.



A 23 ans, en 2012, grosse folie, j'ai décidé de vivre avec mon copain. Je rentrais alors en Master 2, je savais que mes horaires me permettraient de travailler à côté. C'était un choix et je l'assume entièrement.

A la fin de mon Master 2, j'ai fait un stage, puis un deuxième. Et j'ai décidé de passer le concours du CRFPA (le concours pour rentrer à l'école des avocats). Je me suis inscrite à l'IEJ, en 2013, (institut d'études judiciaires, il faut s'y inscrire pour pouvoir passer le CRFPA) et cette année-là (oh miracle) je suis devenue boursière. 160 euros en plus dans mon budget par mois, ça m'a fait plaisir.

Puis en janvier 2014, je n'ai plus eu de prestations CAF (les fameux APL!) pour une raison que je ne développerais pas ici. J'ai vécu toute l'année avec des jobs étudiants puis un stage, tout en révisant le concours. L'été est arrivé et il a fallu mettre les bouchées doubles pour le CRFPA.
Comme je l'ai déjà dit c'était soit je continuais à me nourrir et à payer mon loyer, soit je me payais une prépa privée, j'ai donc choisi de vivre sur mes économies et de bosser seule.
J'ai vécu sur mes économies (hormis deux trois journées de jobs par ci par là) jusqu'à la fin décembre 2014. Six mois à vivre sur ce que j'avais mis de côté, autant vous dire que je suis arrivée en décembre à découvert.

Et là c'était le moment de rentrer à l'école des avocats, en janvier 2015. Ecole des avocats qui coûte 1600 euros et qui te dit en gros « démmerde toi pour vivre, tu as une obligation de présence ». Oui vous avez bien lu, vous avez une obligation de présence en cours. Les horaires de cours étant grosso merdo de 9h à 17h, dur de travailler la journée... La formation étant une formation professionnelle vous avez le droit de toucher le chômage mais pas le RSA, ni les bourses CROUS. Demmerde toi, tel est le maître mot.
Alors je me suis démmerdée. J'aurais pu bosser le week-end et le soir. J'aurais pu galérer pendant 6 mois. J'ai choisi la «facilité », si on peut appeler ça un choix facile, j'ai fait un prêt étudiant. Pas un gros prêt, mais suffisamment pour avoir des remboursements sur 5 ans. Ce prêt m'a permis de vivre tranquillement pendant 6 mois. Il m'en reste aujourd'hui une partie.

Il est possible d'avoir une bourse barreau/Etat. Tu déposes ton dossier en décembre, tu sais si tu es bénéficiaire de cette bourse en avril. Le montant de cette bourse est d'environ 2300 euros. Tu la touches en deux fois : un versement en juin 2015 et un autre en juin 2016. Ce statut de boursier, te permet aussi d'être exonéré des frais d'inscription. Il se trouve que je suis boursière, je n'ai donc pas payé les 1600 euros d'inscription. Cette initiative est vraiment formidable mais les critères d'attribution sont très flous. Tu ne sais pas avant avril si tu l'obtiens ou non et tu touches le premier versement en juin. Comment tu es censé vivre pendant les 6 mois avant ? Mystère …



Aujourd'hui je suis en stage PPI depuis juillet. Cela signifie que je suis en stage dans une structure, autre que cabinet d'avocats. Cette structure me paye entre 450 et 508 euros par mois. Je n'ai toujours pas de CAF, ce sont donc mes seuls revenus. Et je suis en colère parce que j'ai 26 ans, j'ai réussi mes études, je suis bientôt à bac +7 et chaque mois est de plus en plus compliqué.

Pourquoi j'écris ça spécialement ce mois-ci ? Parce que je vais devoir payer ma taxe d'habitation bientôt, ainsi que mes frais de sécurité étudiante. Comment vais je faire ? Probablement vendre un rein...

Je suis amère et frustrée. Et je n'aime pas être comme ça. Mais je vous le demande, qui peut vivre avec 450 euros par mois ? J'ai de la chance, je vis avec mon copain qui lui travaille et mon loyer n'est pas bien élevé. Sans lui, je ne sais pas comment je ferais.
Je pourrais retourner vivre chez ma mère vous me direz. A 26 ans, j'ai aussi envie de vivre avec mon copain, de construire ma vie avec lui. Ma place n'est plus aux cotés de ma mère.

Vous allez me dire que ça va s'améliorer. En stage cabinet d'avocats, à partir de janvier 2016, je toucherais minimum 800 euros et maximum 1200 euros. J'ai hâte et ça va aller bien mieux à ce moment-là. Sauf que quand on pense un peu plus loin, ce n'est pas si évident. Mon stage va se terminer en juillet. En septembre / octobre je passerais le CAPA (examen final de l'école qui va me permettre d'exercer la profession d'avocats ensuite). Je prête serment en novembre et pourrais exercer au mieux en décembre. De août à décembre 2016 je suis donc probablement supposée vivre d'amour et d'eau fraîche.
Vous vous souvenez de la bourse de 2600 euros ? C'est là qu'elle intervient. Je compte vivre ces quelques mois grâce à cette bourse.

On en parle de la robe d'avocat aussi qui va me coûter 1000 euros l'année prochaine ? Ou vais-je les trouver... j'avoue que c'est encore un mystère.


Je suis énervée. J'en ai marre d'avoir 26 ans et de devoir vivre comme si j'avais 20 ans et que j'étais en première année. J'en veux à l'école de considérer que nous sommes tous des enfants de nantis ou des rentiers. Écrivons-le une bonne fois pour toutes : ma mère ne m'aide pas financièrement, du moins pas régulièrement et pas suffisamment pour que je puisse en vivre. En « interdisant » aux élèves de travailler, l'école les condamne à vivre soit sur leurs économies, soit à faire des prêts étudiants, soit à travailler le soir et le week-end en plus de leurs études. Dans tous les cas, ces étudiants vivent dans la précarité.
J'en veux à ce système qui me paye 450 euros par mois. QUATRE CENT CINQUANTE EUROS
Dois je rappeler que le seuil de pauvreté en France est de 828 euros par mois ? En imposant un minimum légal de 450 euros par mois, l'Etat condamne les étudiants à la pauvreté. Les stages encore une fois sont donc réservés aux gens qui vivent chez leurs parents, à ceux qui touchent une grosse bourse ou ceux dont les parents peuvent les aider. Si vous vous situez quelque part au milieu de tout ça, c'est foutu pour vous. J'en suis venue à poser des jours de congés sur mon stage pour pouvoir travailler, pour avoir plus de sous à la fin du mois... On marche sur la tête !

Et j'enrage parce que je pense mériter mieux que 450 euros par mois.
Il faut arrêter avec cette hypocrisie qui consiste à dire que le stagiaire n'est pas un « vrai employé », qu'il est là pour apprendre et ne fais pas le même travail que les autres. Je ne suis pas un stagiaire de 3ème, je ne passe pas mes journées à faire des photocopies ou à regarder les gens faire leur taf. J'ai des dossiers, un peu de responsabilité, je suis juriste, j'ai des compétences. Je fais le même taf que mon collègue qui lui est embauché et au moins payé le triple de ce que je gagne. Me payer 450 euros par mois pendant 6 mois c'est juste indécent et malhonnête. Je n'en veux pas à la structure qui m'embauche, juste à la loi qui est mal foutue.

Pourquoi ne pas relever le minimum légal ? Pourquoi ne pas faire une « gratification » (on en parle de ce mot?) qui serait en fonction du niveau d'études ? Parce qu'en général, plus on augmente dans les études, plus on a de compétences, plus on est vieux et on aspire à construire sa vie. Construire sa vie suppose avoir un minimum de sous pour y arriver.

Je deviens de plus en plus amère sur le sujet. Je finis par « en vouloir » à mes potes qui sont salariés et gagnent bien leur vie quand ils me disent « j'ai plus un rond ». J'en veux aux fils/filles à papa dont le loyer et la beuverie du samedi soir sont payés par papa/maman. Certains me demandent comment je fais parfois pour survivre financièrement. Et bien c'est simple je vis à découvert. Si je veux continuer à voir mes amis, qui sont pour la plupart aidés par papa/maman ou déjà salariés, je suis obligée de vivre au dessus de mes moyens.

Et vous savez ce que c'est le pire ? C'est que je ne peux même pas me consoler en me disant que je serais bien payée quand je serais avocate (un jour je ferais un article sur le mythe de l'avocat qui gagne bien sa vie). Quand on choisit de défendre des gens, on est en général moins bien payé que quand on décide de défendre des entreprises... La plupart des jeunes avocats quand ils commencent touchent à peine plus qu'un SMIC, pour un bac +7 et 50h de taf par semaine... Heureusement que je ne fais pas tout ça pour l'argent.



mercredi 19 août 2015

Marie Antoinette, Anish Kapoor et des chèvres.

J'adore Marie Antoinette.
Et oui c'est un peu à cause du film de Sofia Coppola de base. Et oui je suis un cliché.
Ce film aura eu le mérite de rendre l'histoire de France (et plus précisément de Marie Antoinette) glamour et je trouve ça chouette.
Il se trouve que ça m'a amené à regarder le secret d'histoire sur elle au moins 12 fois et à lire deux biographies du personnage : la première d'Antonia Fraser et la seconde de Stefan Zweig (scoop : les deux se terminent de la même façon). J'aime le personnage historique, j'aime la femme, j'aime sa modernité, j'aime ses extravagances, j'aime son destin, j'aime la connaître. Bref quand Mummy m'a dit "tiens on n'irait pas à Versailles cet été", j'ai dit "ouiiiiiii" (ouais avec plein de i).
Nous sommes donc parties avec Mummy un matin pour Versailles. J'y étais bien sûr déjà allée mais je ne me souvenais pas avoir visite le Grand Trianon, le Petit Trianon et le Hameau de la Reine et étant donné que c'était un peu (beaucoup) les lieux préférés de Marie Antoinette je rêvais de les voir.

En premier lieu quand même la visite du château ! 
(et je me suis quand même dit qu'il fallait être sacrément mégalo pour se construire un palace pareil) (coucou Louis XIV)


Ce qui est bien c'est qu'il n'y avait pas grand monde (LOLILOL).




Je les imagine tellement marcher avec leur grande robe dans ces looongs couloirs.


Un plafond tout en discrétion.






Une décoration E.P.U.R.E.E






Le ROUGE cette couleur si apaisante pour une chambre.













La chambre de la Reine (où elle n'était jamais en réalité).



Marie Antoinette s'est enfuie par cette porte quand les révolutionnaires ont débarqué au château (pour lui trancher la tête).







Direction ensuite les appartements de Mesdames ! 
Pour la petite histoire (enfin la grande pour le coup) Louis XV a eu 10 enfants dont 8 filles qui étaient trop titrées pour se marier sans faire un mariage pourri, du coup elles sont restées vieilles filles, catho et coincées au Palais - seule une s'est mariée.
















Pique nique dans les jardins bien sûr !








Ceci est une oeuvre d'Anish Kapoor dans les jardins du château.



Le verso de l'oeuvre d'Anish Kapoor.





Encore une oeuvre d'Anish Kapoor intitulée Dirty Corner. Pour la petite histoire, ceci est censé représenter le vagin de la Reine, je l'ai lu dans un magazine par la suite et j'ai surtout appris que l'oeuvre avait été vandalisé quelques semaines avant notre visite (elle avait été taguée apparemment) par des cathos intégristes. Pour tout vous dire sur le coup on a surtout trouvé que c'était très moche et que ça défigurait totalement les jardins du château, et surtout en voyant le nom de l'oeuvre je n'ai absolument pas tilté que ça pouvait avoir un rapport avec la reine et son entrejambe !



Direction le Grand Trianon, le palais de marbre rose ! 















Ceci n'est pas une horloge.





Direction le Petit Trianon (et là l'excitation est à son comble !) (folle).


Légèrement flippant ses arbres coupés au carré.

Le petit palais dans le jardin du Petit Trianon, apparemment Marie Antoinette y donnait des cours.

Le Petit Trianon (TADAM).


Les jardins du Petit Trianon.

Le Petit Trianon de l'autre coté.

M.A (rpz) (pardon)

Ma très chère Marie Antoinette. 









Devinez à qui appartenait cette chambre ...





Jardins du petit Trianon.




Et maintenant le hameau de la Reine... Comme j'ai expliqué à ma mère, "c'était l'endroit où elle se la jouait campagnarde". Marie s'est donc créée tout un domaine avec des animaux, des fermes etc... Il en est resté un endroit très champêtre, très calme et bucolique. 


























Pour l'explication.



















DES TRUITES (beaucoup de truites!)

Retour vers le château, petite pause au bord de l'eau et retour à Lille !





Petit moment drôle quand les jets d'eau d'arrosage se sont mis à fonctionner dans tous les sens !



A très vite Versailles...