samedi 28 janvier 2017

T'en veux toi des enfants ?

J'aurais aimé être une de ses filles qui rêve de se marier, d'avoir des enfants et une maison en banlieue. Mais chez moi ça ne fonctionne pas comme ça. Je ne sais pas si je veux des enfants. 

(Petite précision pour les parents et futurs parents qui passeraient ici, je ne juge absolument personne. Il s'agit là d'une réflexion totalement personnelle sur le sujet.)


De la question de l'argent ...


Vous m'auriez interrogé il y a moins de 10 ans, je vous aurais dit que je voulais des enfants, sans aucun doute. Aujourd'hui j'ai bientôt 28 ans et c'est loin loin loin de mes préoccupations. C'est peut-être dû à ma situation. Je viens tout juste de vraiment finir mes études. Avant, j'avais peu de revenus, je vivais en coloc... Bref, pas franchement la situation idéale pour faire des enfants. Certains diront que l'argent n'est pas censé rentrer en ligne de compte bla, bla... Tant qu'il y a l'amour... Mouais, je ne ferais pas un enfant sans avoir la possibilité de lui payer ses cours d'aquaponey.

Je me souviens encore quand j'avais dit ça à la famille de mon ex (j'avais 20 ans, on m'avait demandé si je voulais des enfants) (ahem) : "ouais j'en ferais peut-être trois si j'ai les moyens". Ils m'avaient regardé comme si je disais une monstruosité : "non mais tu comptes pas en terme d'argent pour les enfants". Bah si en fait. Je ne ferais pas d'enfants si je gagne un RSA. Je n'ai absolument rien contre les gens qui font des enfants et qui n'ont pas forcément les moyens de les élever, qui comptent sur les aides d'Etat pour avoir de l'aide mais ce n'est juste pas ma vision des choses.

Puis au-delà d'avoir les moyens, je me pose sincèrement la question de savoir si j'ai envie de dépenser l'argent que je gagne pour habiller, nourrir et acheter des jouets à un enfant. Pour l'instant non. J'ai envie de dépenser mon argent dans des choses qui me font plaisir à moi, à mes amis, ma famille, mes chats. Je n'ai absolument pas envie de dépenser mon argent dans des couches et des biberons.



De la question du féminisme...


Je suis féministe. Et dans le milieu du féministe, croyez-le ou non, il y a beaucoup d'articles sur des femmes qui racontent qu'elles ne veulent pas d'enfants, qu'elle savent qu'elles n'en voudront jamais ou qui n'en ont jamais eu par choix et qui vont bien. Parfois je me dis que ces articles m'influencent un peu trop, que je dis que je ne veux pas avoir d'enfants par féminisme et un peu par "provocation". Que se serait-il passé si je n'avais pas lu ce genre d'articles ? Je ne me serais probablement jamais posée la question et aurait continué à dire "si si j'en veux", sans rien remettre en cause. 

Parce que c'est ce que la société me dit depuis que j'ai environ l'âge de 6 ans. 
Je ne me souviens plus exactement quand on m'a demandé pour la première fois combien je voulais d'enfants mais je me souviens avoir choisi le prénom de mes futurs enfants alors même que je n'avais pas la faculté physique de procréer - avant mes premières règles. Petite, j'ai énormément joué à la maman, j'avais tout l'attirail pour mes poupées : le berceau, les maxi-cosy, la poussette. Ma maman, par son travail, m'avait ramené tout un tas d'accessoires, des tututtes, des couches etc... Bref, je suis conditionnée. Comme énormément de femmes.
Bref, certains diront que le féminisme peut conduire des femmes à ne pas faire d'enfants et que c'est donc "dangereux" pour notre futur. Moi je pense que ça amène surtout les femmes à réfléchir à ce qu'elles veulent vraiment dans la vie, à ce qui les rend heureuses. Je pense que pas mal de gens devraient plus se poser la question et surtout la question de ce que ça implique d'être parents. Et ne vous inquiétez pas pour le futur de l'humanité, il y aura toujours des femmes pour vouloir des enfants.



De mon manque d'intérêt pour les enfants ...


Au-delà de toutes les choses que j'ai pu lire sur le féminisme et le fait de ne pas vouloir avoir d'enfants, je me rends bien compte que je n'ai aucun intérêt pour les êtres vivants dès qu'ils ont moins de 14 ans. Ca ne m'intéresse pas. Je ne les trouve pas spécialement mignons. Sérieusement un bébé à la naissance c'est vraiment moche. Je ne les trouve pas attachants.
(je vais passer pour une sociopathe)
Jouer pendant trois heures par terre avec eux ne m'intéressent pas non plus. J'adore mes neveux mais je préfère discuter avec les adultes. (Oui je suis la pire tata du monde, vous pouvez le dire). Alors peut-être que tout ça change quand tu as des enfants, mais je préfère ne pas prendre le risque pour le moment voyez-vous ...



De la contrainte d'avoir des enfants...


Oui je vois ça avant tout comme une contrainte. Je sais ce que vont me dire les parents : les enfants c'est formidable. Quand ce sont les tiens tu les trouves formidable, tu aimes leur caca, tu passes des heures à être gaga ... Peut-être. Je n'en sais rien. Mais moi, pour l'instant, je veux pouvoir partir en voyages avec mes potes, boire un verre à l'improviste avec mes copines, passer trois heures à glander dans mon canapé, finir le boulot tard, aller au cinéma quand ça me chante... Bref je préfère me faire passer avant. Moi et mon couple. 


De la mauvaise mère que je serais ...


La dernière fois je discutais avec un futur papa. Je lui disais que je ne supporterais pas d'avoir la responsabilité d'un être vivant, POUR TOUTE LA VIE. Que c'était beaucoup beaucoup trop angoissant. Il m'a répondu qu'il pensait que tout ce qu'il y avait à faire c'était faire de son mieux. Je ne sais pas si avoir ce genre de pensées très sages ça signifie qu'on est prêt à avoir des enfants mais j'ai trouvé ça très serein finalement. Mais moi je n'y arrive pas. Je n'ai pas envie d'avoir cette responsabilité là. Je suis quelqu'un d'assez angoissé, anxieux et stressé dans la vie. Je n'imagine pas ce que c'est quand on a un enfant. J'admire énormément toutes ces mamans sereines, qui ont des grossesses hyper sereines, qui sont hyper zen avec leurs enfants. Moi je serais plus du genre à refiler toutes mes angoisses à mes gamins. Du genre à dire à mes enfants de rester à la maison parce que traverser la rue c'est trop dangereux ... J'ai eu un peu l'exemple de ce genre d'éducation dans ma famille. Ce que ça donne ce n'est pas forcément quelque chose de très joli joli à l'âge adulte. Me connaissant, je ne suis pas sûre de faire de mon enfant quelqu'un de très équilibré et épanoui.



De la difficulté de grandir dans notre monde ...


Je trouve ça horrible de faire des enfants dans notre monde. 
Je sais que c'est un argument nul et que faire des enfants pendant toutes les guerres précédentes ce n'était pas forcément mieux. La différence quand même avec les gens des siècles précédents c'est que j'ai le choix d'enfanter. 
Je suis assez pessimiste sur l'avancée de notre monde : la pollution, l'environnement, l'élection de Trump, la montée du populisme partout dans le monde, les maladies etc etc ... Bref je crois que l'humanité va droit dans le mur et je n'ai clairement aucune envie de faire un enfant dans ce monde-là. 
Mais, et c'est le postulat du film Idiocracy et de certaines de mes copines, si les "gens intelligents" ne font pas d'enfants, on va encore plus droit dans le mur. Oui je me mets dans la partie intelligente de la population. L'idée c'est que je ne dois pas me retenir de faire des enfants si j'en ai envie, sous prétexte que l'humanité va dans le mur. 

J'ai quand même du mal avec cette responsabilité-là. La responsabilité de faire des enfants qui vivront dans un monde en déclin.

Puis parfois j'ai un peu d'espoir et je me dis que ça se trouve dans le ventre de telle ou telle personne est en train de grandir un futur Gandhi... 

Pour ça j'ai trouvé une "solution" : l'adoption. L'adoption permet d'avoir un enfant sans avoir la responsabilité de le "créer", sans avoir la culpabilité de mettre un enfant au monde. Apparemment ce n'est pas une réflexion totalement conne, j'ai eu une discussion sur ce sujet avec plusieurs personnes. Après j'ai bien conscience que le fait d'adopter ce n'est pas si simple et adopter un enfant doit - à mon sens - être motivé par autre chose. Je ne sais pas, je m'interroge. Après d'un point de vue purement physique, je ne pense pas être spécialement attachée au fait de porter l'enfant, d'accoucher. De ce que je connais de tout ça et de ce que j'ai pu en voir, ça ne me tente pas plus que ça... Bref, je n'en sais foutre rien, ma position n'est pas arrêtée sur le sujet.

Photo du film Idiocracy

Et puis parfois je doute ...


Parfois il y a une petite partie de moi qui se dit que ça doit être cool d'avoir un petit être à qui tu transmets tes valeurs. Parfois je voudrais un enfant juste pour l'éduquer avec mes principes socialistes, féministes, écolo etc et voir si ça en fait quelqu'un d'heureux (coucou je me servirais de mes enfants pour faire des expériences). Je ne connais personne qui ait été réellement élevé comme ça, ou qui élève son enfant comme ça. La plupart des gens sont élevés selon des stéréotypes très genrés. Je me dis que si j'avais des enfants, je serais le cliché des parents bobos : des jouets en bois, des visites au musée le week-end, des petits pots bio, des jouets et des vêtements non-genrés, une école Montessori... Mais je sais que la société rattraperait rapidement mes enfants et mes belles valeurs seraient probablement réduites en miettes très rapidement. Parfois il y a une part de moi qu se dit que ça doit être chouette d'avoir des enfants qui sont des êtres chouettes, intelligents et dont on est fiers.

Planche issue de l'excellente BD en ligne de Sophie Labelle
http://assigneegarcon.tumblr.com


Si j'en reviens à ce que me disait ce futur papa, dans le fond il faut juste essayer de faire du mieux qu'on peut. Je trouve ça formidable d'avoir cette sagesse. Je me dis que j'en suis très loin. Je me dis aussi surtout que pour l'instant je n'ai aucune envie d'avoir un enfant. Et c'est bien là finalement la clé. Je n'en ai pas envie pour le moment. Peut-être que j'en aurais envie dans deux ans, cinq ans, dix ans. Peut-être que je me réveillerais à 45 ans en voulant un enfant, peut-être que je m'en mordrais les doigts parce que ce sera plus possible. Ou bien, je n'en aurais jamais envie et je serais parfaitement heureuse comme ça. Je n'en sais rien, je ne me ferme à rien.

Je voulais juste partager ici mes quelques réflexions sur le sujet. N'hésitez pas à me raconter vos réflexions dans les commentaires. Vous en voulez vous des enfants ? Vous en avez déjà ? Vous trouvez ça formidable ? Vous regrettez (oui c'est possible) ? Dites-moi tout !


Novembre et Décembre et bilan livres 2016 !

Bon j'ai quand même beaucoup moins de temps pour lire et faire plein de trucs sympas. C'est l'heure de présenter mes petits moments culturels de novembre et décembre puis mon bilan de l'année... Puis après ce sera fini ce type d'articles, c'était rigolo de faire ça pendant un an mais c'est beaucoup trop chronophage !

Novembre & Décembre !


Le féminisme d'Anne Charlotte Husson et Thomas Mathieu

Une petite BD très sympa qui a le mérite de poser les bonnes bases du féminisme. Si vous connaissez déjà un peu le sujet, ça ne va pas vous apprendre grand chose mais c'était très sympa à lire !

Les matchs de Rollerderby !

Vous ne connaissez pas le rollerderby ?
Je vous mets une petite vidéo ça sera plus simple pour comprendre les règles.



J'avais aimé le film Bliss, j'ai donc décidé d'aller voir des match de rollerderby! C'était très très chouette. On ne croirait pas comme ça mais c'est hyper sportif et technique... Ce ne sont pas juste des nanas qui se tapent dessus en roller. Il y a beaucoup de respect et de second degré dans ce sport, c'est très sympa !

The Crown

Une série sur la Reine Elizabeth II, ai-je besoin d'en dire plus ? J'ai une passion pour les reines, les favorites, les femmes dans l'histoire en général... J'admire bien évidemment énormément Elizabeth II. Connaître un peu son histoire au travers de cette série (même si c'est très romancé) c'est chouette. Mention spéciale pour le personnage de Churchill pour lequel j'ai eu un vrai coup de coeur. Vivement la saison 2 !



Persepolis de Marjane Satrapi

C'est rigolo, je commençais l'année en lisant le tome 1. Il se trouve qu'à Noël on m'a offert les 4 tomes et que je les ai dévoré très très vite. J'ai été très vite happée par l'enfance, l'adolescence et la vie de jeune adulte de Marjane Satrapi, entre traditions et modernité. Ca m'a permis d'en apprendre beaucoup sur l'Iran, pays que je trouve sincèrement fascinant et que je voudrais visiter un jour ... Bref, j'ai adoré lire cette histoire. Ça m'a donné envie de lire les autres BD de Marjane Satrapi




Cendres d'Alvaro Ortiz

Petite BD qu'on m'a également offerte à Noël, je ne connaissais ni l'auteur, ni ce que l'histoire racontait. Je l'ai lu très vite (souvent un signe chez moi que ça m'a plu). Sur le style de dessin ça m'a un peu fait penser à Retour à la Terre de Manu Larcenet. L'histoire est très joli. Trois amis se retrouvent pour disperser les cendres de leur ami dans un endroit inconnu... On les suit dans leu road-trip et évidemment ils leur arrivent tout un tas de péripéties assez inattendues. La fin est très poétique. Bref, c'est une jolie histoire !



Dr Strange de Scott Derrickson

A ma grande surprise, j'ai bien aimé ce film. A vrai dire je ne m'en souviens plus vraiment à l'heure actuelle. C'est souvent comme ça avec ce genre de films, je n'en attends pas grand chose, je suis donc rarement déçue. Sur le moment, ça me détend, je me prends au jeu et c'est bien tout ce que je demande...



Les animaux fantastiques de David Yates

J'ai adoré. Vraiment. J'étais tellement ravie de me replonger dans la magie Harry Potter. J'ai commencé à lire le livre cette année, je ne l'ai pas fini car en soi ce n'est pas bien passionnant. Le livre c'est juste la liste des bestioles recensés par Norbert Dragonneau (avec les commentaires de Harry et Ron). Dans le film, il y a une vraie histoire, une vraie magie, un vrai enjeu. Les personnages sont intéressants, bien construits et drôles.
Mon passage préférée ? Quand il fait découvrir le contenu de sa valise à "je ne sais plus son nom" (je ne me souviens jamais des noms des personnages), c'est le moment le plus magique, le plus foufou. Je crois avoir entendu dire qu'il y aurait une suite et je dis oui oui oui encore encore encore !

Bon par contre, Eddie Redmayne pour moi c'est l'acteur de The Danish Girl, ça m'a beaucoup perturbé !



Le livre de la jungle de Rudyard Kipling

J'étais très impatiente de lire ce livre. Je n'ai jamais vu le dessin animé ou alors je l'ai vu petite et je ne m'en souviens plus.
Comment dire ? J'ai mis des plombes à le lire, alors qu'il n'y a pas beaucoup de pages. Ce livre m'a beaucoup ennuyé, je n'ai pas accroché du tout. Je pensais le lire en un week-end ou en une semaine, j'ai mis quasiment un mois. Je me forçais à lire quelques pages le soir. Et comme je suis têtue, je me suis forcée à ne pas commencer autre chose avant de le finir, j'ai donc passé un mois de décembre de lecture pourri à ne lire que ça ... 

Une femme d'Anne Delbée

La biographie de Camille Claudel. 
Comment vous dire ? J'ai littéralement adoré.



Vraiment. Je me souviens j'avais été subjuguée par l'exposition qui lui avait consacrée à la Piscine de Roubaix (oui c'est un musée) au mois de janvier 2015. C'est à ce moment-là que j'avais acheté ce livre. Evidemment je l'ai laissé traîner dans ma pile à lire. Avant de m'y mettre pour de bon. Pour être honnête j'avais commencé à le lire un peu avant, il a traîné longtemps dans mon sac, puis j'ai lu autre chose et l'ai remis sur mon étagère. La lecture de ce livre n'est pas évident, le style n'est pas commun. Mais passé les quelques pages du début je me suis complètement laissée emporter. J'adore la sculpture, je trouve que c'est un art magnifique. J'adore le parcours de cette femme complètement hors du commun. Camille a eu le malheur de vivre dans un monde hostile aux femmes, hostile aux femmes artistes. Elle a eu le bonheur et le malheur de trouver Rodin sur sa route, génie de la sculpture c'est certain, mais qui en fait sa muse et sa maîtresse alors qu'elle aussi avait des choses à dire, à faire, à créer. Il n'a pas toujours été ingrat avec elle et l'a reconnu comme une artiste à part entière mais il s'en est beaucoup "servi" aussi. Elle a beaucoup souffert d'être reconnu seulement comme son élève, ou comme la soeur de son frère Paul Claudel. A l'époque, malheureusement, il était difficile pour une femme d'être reconnue autrement que par un homme, en tant que épouse de, mère de, fille de... Mais ne parlons pas trop de Rodin, Camille mérite qu'on parle d'elle en tant qu'artiste, en tant que femme.



Camille a commencé à sculpter très jeune. Elle avait ça dans le sang, dans le coeur, dans l'âme. Je pense que si on lui en avait donné les moyens, si elle avait vécu dans un autre siècle, elle serait devenue une artiste exceptionnelle et reconnue. De son vivant, elle n'a malheureusement pas réellement eu cette chance. Elle finira sa vie après 30 ans d'enfermement dans un asile psychiatrique. 30 ans à supplier ses proches et sa famille de la sortir de là. Etait-elle folle ? Les médecins la disaient paranoïaque. Quand elle a été internée elle vivait recluse dans son appartement. Je ne sais pas si elle était vraiment "folle", on ne peut pas vraiment se fier aux médecins de l'époque je pense. Les lettres qu'elle écrivait de l'asile à son frère me paraissent tout à fait saines. Tout ce que je sais c'est que personne ne lui a laissé sa chance. Personne ne l'a aidé. Personne - ou presque - n'est venu la voir pendant son internement. Elle est morte de faim en 1943 - comme beaucoup de personnes dans les asiles pendant la seconde guerre mondiale (l'Etat ne les nourissait pas...). Bref, Camille méritait mieux. Elle méritait aussi d'être reconnue autrement que "comme la compagne ou l'élève de Rodin". Ses sculptures sont magnifiques. Son talent est exceptionnel. Si vous avez l'occasion de voir ses œuvres, courez-y et laissez vous emporter par la beauté de ses sculptures, leurs détails... Il faut savoir que Camille a été l'élève de Rodin mais elle sculptait dans le même style que lui alors qu'elle avait 12 ans et qu'elle ne l'avait jamais rencontré. Elle n'a rien pris du tout à Rodin, on se murmure même que certaines oeuvres de Rodin seraient en réalité à Camille Claudel... Evidemment aujourd'hui on retrouve un musée Rodin à Paris (que j'ai visité il y a de ça 12 ans), une salle est consacrée à Camille Claudel dans ce musée, sinon ses oeuvres sont réparties à travers de nombreux musées en France et ailleurs... Un musée à Nogent sur Seine (où elle a vécu) devrait bientôt ouvrir ses portes. On remercie pour ça Reine-Marie Paris, la petite nièce de Camille Claudel qui s'échine depuis des années à faire connaître l'oeuvre de sa grande tante.
Pour revenir au livre (c'est le sujet quand même), la lecture n'est pas évidente, ce n'est pas vraiment un style dont on a l'habitude. On est loin de la biographie "classique" (Camille est née le ..., à...). On est loin aussi du roman classique. Les paragraphes sont courts et commencent par un extrait d'une lettre de l'asile. Chaque paragraphe est un bout de la vie de Camille. Parfois on saute plusieurs années. Mais c'est bien, ça me confronte à un tout autre style de lecture et c'est plutôt chouette. 
Bref ça m'a passionné. Si vous vous intéressez un peu à son oeuvre, lisez ce livre. Si vous vous en foutez royalement, passez votre chemin !

Petit bilan livresque 2016


Mon moment préféré (uhuh). Bon je ne vais pas faire de bilan films/séries cette année. Ca ne sert pas à grand chose vu que je n'ai pas vu grand chose ... Au niveau des livres / BD j'en ai lu... 49 dont 25 livres et 24 BD ! Presque un par semaine ! Cette année ça a vraiment été l'explosion au niveau BD. J'adore définitivement cette façon de lire. La BD "pour le plaisir" m'intéresse moins. J'adore les BD quand elles m'apprennent des choses. J'ai lu 22 autrices différentes (YIHA) et 19 auteurs différents.

Je vous propose un petit top 5 livres et un top 5 BD.

J'ai lu 25 livres très différents cette année.

Mes 5 préférés sont incontestablement (pas forcément dans cet ordre) :
1. Americanah de Chimamanda Ngozie Adichie

Mes 5 BD préférées (pas forcément dans cet ordre) : 

1. L'arabe du Futur de Riad Sattouf (les 2 tomes)